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N'hésitez pas à laisser des commentaires sur le blog (ça fait partie du principe du blog d'ailleurs) ! Restez polis tout de même, je suis contre la censure mais bon...
Lundi 4 août 2008
Cette bande dessinée a pour sujet principal les comics, c'est à dire, pour simplifier, les BD publiées aux Etats-Unis dans des magazines. Exemple : Spiderman, Batman, les X-Men chez Marvel, etc...
Si on devait faire un rapprochement, les comics sont aux Etats-Unis ce que les mangas sont au Japon, vous voyez ?

Ce livre donc parle de comics. Un jeune critique de presse américain décide un jour de se rendre en Nouvelle-Zélande pour se renseigner sur un auteur de Comics, Dick Burger, qui a fait fortune grâce à une série dont la figure de proue est Captain Tomorrow, un héros en costume licra qui comme bien d'autres sauve souvent le monde. Le journaliste, Léonard Batts, arrive ainsi à Hicksville, petite ville d'où est originaire Dick Burger et qui peut un peu s'apparenter au trou du cul du monde. Seulement quand il explique à la population rencontrée qu'il veut écrire un livre sur Dick Burger, tous deviennent hostiles et ferment leur porte.

Pourquoi donc ces gens qui connaissent une sommité du milieu de la bande dessinée ferment-ils ainsi leur porte ? Léonard va se lancer dans une enquête pour le découvrit.

"Hicksville" est en Noir et Blanc, un style que j'affectionne tout particulièrement. Le dessin est beau, pas ce que je connais de mieux tout de même. Ce qui est original, c'est que Dylan Horrocks a dû utiliser plusieurs styles de dessins pour cet oeuvre à cause de différentes mises en abyme. Ainsi, il n'est pas rare au cours de l'histoire de rentrer un instant dans la peau d'un personnage qui est en train de lire un comics. Ce procédé est original et je n'avais jamais rien vu de tel (cela devait quand même exister). L'auteur a donc dû conserver son style est en inventer pour les personnages qui dessinent des comics.

L'histoire stagne un peu au tout début du livre, mais passé le quart, le suspense est tel que l'on est happé et que l'on veut savoir quel est le mystère qui entoure ce fameux Dick Burger. Certains passages s'apparentent à des méditations (sur le passé, sur la morale) alors que la plupart du temps, c'est l'action qui se joue.

Le personnage principal est sans doute un prolongement de Horrocks, celui-ci s'étant fait apparaître au tout début du livre (pour l'introduction) et recevant des cartes postales l'invitant à revenir en Nouvelle-Zélande, sa patrie natale, ce que Léonard Batts va faire à sa place. L'histoire est ainsi entre l'autobiographique et le romance, elle est aussi entre l'imaginaire et le réel puisque des vrais auteurs de comics sont intégrés à l'histoire, notamment Jack Kirby
qui est sensé être l'inspirateur de Dick Burger et qui est l'un des auteurs de comics les plus célèbres ayant existé. Léonard a d'ailleurs fait son succès dans le monde des comics en écrivant une biographie de Jack Kirby.

De nombreux thèmes sont abordés dans ce bouquin, l'amour comme toujours, le comics avec une critique contre son industrialisation (des auteurs qui sous-traitent et ne font même plus les dessins) et son apologie en tant que genre, le showbiz et ses déviances, le pillage des oeuvres, etc etc...

Un livre hybride donc et très bien écrit, un dessin agréable et de quoi passer quelques temps sur une bonne bande dessinée avec des personnages attachants. A lire.

par Satierix publié dans : BD
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Dimanche 3 août 2008
Ce festival me faisait envie depuis bien longtemps (depuis que j'en ai entendu parler en fait) et je vais enfin avoir la chance d'y aller. Un truc de folie, encore plus gros que les Eurockéennes et les Vieilles Charrues !

Une semaine entière de concert et de fête dans la capitale hongroise, le dépaysement en plus des bons concerts.

De nombreuses scènes sur le site du festival pour une programmation éclectique, ça va du métal à la world music en passant par l'électro et le rock bien entendu.

Citons en vrac : Iron Maiden, Jamiroquai, The Kooks, MGMT (le phénomène pop du moment), les Kaiser Chiefs, Justice, REM, Babyshambles, Millencolin, The Killers, Alanis Morissette (bon ça...), Adam Green, Seun Kuti, Goran Bregovic... etc etc...

Pour tous les goûts donc et je vous renvoie au site du festival si vous désirez plus de détails : Site Officiel de Sziget 2008.

Mais pour tout amateur de punk comme moi, j'attends avec impatience de voir les Sex Pistols !! Le groupe de Johnny Rotten a.k.a. John Lydon qui s'est reformé pour l'anniversaire de "Never Mind The Bollocks Here's the Sex Pistols" passe par ce festival pour mon plu grand bonheur ! Si on m'avait dit que je verrais les Pistols un jour, je ne l'aurais pas cru. Il manquera juste Sid Vicious, qui nous a quittés un peu tôt pour cause d'abus de substances, il y a bien longtemps déjà.

Pour Rotten rebaptisé Lydon, le long interlude Public Image Ltd a été bien fructueux et on espère qu'il a gardé la même énergie qu'en 1977. Bien sur l'âge faisant, il y aura peut-être un peu moins de vivacité mais Iggy Pop a montré que vieillir ne ramollit pas forcément (Mick Jagger aussi d'ailleurs). Et puis finalement, les Pistols ne sont pas si vieux que ça....

En tout cas vivement le 12 août ! Et résumé des concerts (si je me souviens de tout) dès le retour en France !
par Satierix publié dans : Live
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Vendredi 1 août 2008
C'est en quête d'ouverture (demandez aux politiques, il n'y a que ça de vrai !) que j'ai pris ce bouquin à la médiathèque. Cela faisait deux semaines que je m'étais lancé dans l'écoute "intensive" de reggae, j'avais vu les excellents concerts de Tiken Jah Fakoly et de Color Island, et il fallait que j'en apprenne un peu plus sur les raisons d'être de cette musique.

Ce livre, je pense, ne fait que résumer les choses et dessiner vaguement les contours du reggae mais il a le mérite d'en dessiner quand même toutes les facettes, puisque plus que le reggae, c'est même toute la culture rasta que l'on tente de décrypter.

Ainsi, l'ouvrage est divisé en plusieurs parties. La première nous dresse une histoire de cette île qu'est la jamaïque, depuis sa colonisation jusqu'à nos jours, en nous expliquant pourquoi la conjoncture sociale, religieuse et économique a contribué à l'avènement du rastafarisme. Cela nous amène directement vers le reggae puisque ce dernier n'est pas moins que le moyen d'expression privilégié pour propager la parole de Jah (le Dieu des rastafari, le même que celui de la Bible mais réinterprété à la manière rasta).

Deuxième partie, on entre cette fois-ci dans le vif du sujet et c'est tout le reggae qui est disséqué, des musiques qui l'ont précédé et influencé au reggae lui-même et à son évolution, en passant par l'influence internationale qu'a eu cette musique sur tous les styles mondiaux. Depuis qu'il existe, le reggae influencerait tout le monde grâce à son universalité. A vérifier peut-être, mais pas impossible.

La troisième partie est axée sur les grandes figures du reggae, c'est à dire ici les Wailers, trio vocal composé à l'origine de Bob Marley, Peter Tosh et Bunny Wailer. Bien sur on parle de Chris Blackwell, leur producteur chez Island, on parle de Lee "Scratch" Perry qui a découvert et produit en premier les Wailers mais les deux seules figures "hors Wailers" qui ont le droit à une petite partie sont Burning Spear et Jimmy Cliff. Un peu maigre ) mon goût, on aurait peut-être pu trouver à parler sur bien d'autres groupes influents dans le reggae, je ne pense pas qu'il n'y en avait que trois. Bien sur, nombreux sont ceux dont l'on parle dans les autres parties du bouquin, mais ici ça manque un peu.

Enfin, une dernière partie concerne la culture rasta en particulier, du langage à la nourriture I-Tal (spécifique à la culture Rasta, il y a même des recettes !) en passant par l'incontournable Ganja et les Dreadlocks. Cette partie reste néanmoins plus sommaire.

Pour moi, ce livre doit être un bon condensé. Je parle au conditionnel car n'étant pas un spécialiste de la culture rasta et n'ayant lu que deux bouquins (dont une biographie de Marley chez Librio) sur le sujet, je ne peux pas me poser en expert. Seulement, il me semble que malgré la grande influence des Wailers et de leur leader sur toute la musique et sur l'expansion du reggae, on aurait peut-être pu leur donner un peu moins de lignes dans ce livre. On a l'impression que parfois on se trouve plus dans une biographie des Wailers que dans une vue d'ensemble de la culture rasta et reggae.

Le texte en lui-même est sur la forme intéressant. Les auteurs racontent l'histoire du reggae et de la Jamaïque en croisant celle-ci avec de nombreux témoignages. Ceux-ci sont intéressants car venant de personnes ayany un lien étroit avec le reggae, ils étayent à merveille le sujet. Cependant, ils vont tous dans le même sens, le reggae c'est bien. Peut-être qu'il existe certains aspects un peu moins positifs dans la culture rasta qu'on aurait pu aborder, juste pour faire le tour de la question en son entier. Il y a peut-être des petites critiques de temps en temps, mais cela est dit à demi-mot. Après ce n'est que ce que j'ai ressenti en lisant.

Malgré ces quelques réserves, c'est quand même un bon bouquin très utile pour ses renseigner sur cette musique qui n'est pas forcément la plus connue par notre culture occidentale, même si le reggae imprègne fortement les musiques actuelles.
par Satierix publié dans : Livres
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Mercredi 30 juillet 2008
Ma période "écoute de 33 tours" passe par cet album de Blondie. Ce groupe au départ plutôt punk avait fait un tournant vers la variété à ce que je savais.

La pochette est assez réussie je trouve, les membres du groupe dessinés devant une vue de New York, Debbie Harry particulièrement sexy grimée un peu comme une starlette américaine. Le verso du vinyle montre le pont abandonné par le groupe qui y a laissé ses instruments. Je laisse le soin aux analystes de l'iconographie pour trouver un quelconque symbole, moi je décris et c'est tout.

Que dire de cet album sinon qu'il est très bon. Ce qui m'a surpris, c'est surtout la diversité des genres abordés sur cet album. On passe ainsi par le jazz (plutôt New Orleans) sur deux titres, "Here's looking at you" et "Walk Like Me", le reggae sur "The Tide is High", le Hip-hop sur "Rapture" mêlé à du disco. Le groupe est ici fortement influencé par le dernier style cité, on est pile en 1980 et la vague disco est prête à déferler sur la planète terre, semant ses daubes (nombreuses) et ses réussites. Blondie s'inscrit alors dans ce phénomène culturel, dans le bon sens du terme. C'est du disco qui sonne bien. Certaines chansons restent très pop-rock comme le groupe a pu le faire avant.

Personnellement je ne connaissais aucun titre de cet album, même s'il devait surement avoir donné lieu à quelques singles.

Donner dans tous les styles est pour moi un avantage, mais pour cela il faut pouvoir assurer dans tous les styles. Sur ce disque, je trouve que tout est parfaitement cohérent, il n'y a pas de grosses faiblesses et la voix de Debbie Harry est excellente dans tous les registres, du grave à l'aigu. Le tout est plutôt bien produit, la qualité du son est sans doute meilleure dans des versions remasterisées (normal, j'ai écouté sur une platine vinyl en même temps ! ). Je ne pense pas non plus que c'est un album de légende, mais il vaut vraiment le détour.
par Satierix publié dans : Chroniques de disques
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Mercredi 30 juillet 2008
En cherchant des infos sur les Bonaparte's, un groupe français méconnu des années 80, j'ai trouvé par pur hasard un blog qui proposait cet album en téléchargement gratuit. Apparemment, il s'agit d'un ukrainien qui possède quelques pépites méconnues et qui veut les faire découvrir. Pour info, l'album que je viens d'écouter en 33 tours est "Shiny Battles". Vous pourrez voir ce blog à ce lien : http://dreamsandvoices.blogspot.com/.

Ce qui est encore plus intéressant, c'est qu'il y a d'autres albums de cold wave française et d'autres genres, à creuser donc pour découvrir de nouvelles choses sans doute introuvables en CD car non rééditées.
par Satierix publié dans : Général
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Mardi 29 juillet 2008
Grâce aux news de leur MySpace, j'ai découvert que les Maxïmo Park tenaient un podcast sur leur site officiel. Au programme pour l'instant, 5 épisodes avec des explications de texte concernant leurs chansons, des vidéos musicales, mais aussi des émissions de radio tenues par les membres du groupe qui jouent leur DJ pour une heure.
Bientôt, je ferai un nouveau post avec les tracklists de ces émissions, mais pour avoir écouté le début il y a du bon, c'est clair et net !
Pour souscrire à ce podcast entièrement gratuit, cliquez sur le lien suivant : Maxïmocast.
par Satierix publié dans : News musicales
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Samedi 26 juillet 2008
Et bien si avec ça je n'ai pas le titre le plus long de mes articles... Déjà, c'est un titre extrêment long pour un disque de rock non (Il y a bien le premier Arctic Monkeys dans ce cas là) ?

Car ce disque, c'est bien du rock'n'roll à la française ! Du punk même ! Les Wampas sévissent depuis les années 80 et le moins que l'on puisse dire c'est qu'ils ne manquent pas d'énergie sur ce disque.

Didier Wampas a toujours la même voix éraillée et braillarde (ce n'est pas une critique négative) pour chanter et clamer ses textes qui ne manquent pas d'humour. Car ici, quelques chansons sont engagées ("Giscard Complice" et "Liste de droite" par exemple) mais ce n'est pas le principal. Tout tourne autour de l'amour (assez souvent déçu il faut croire) et du rock'n'roll. Et quand je parle de l'amour, ça va même jusqu'à l'amour pour sa voiture ("Little Daewoo"). Ah oui, j'allais oublier, c'est aussi sur cet album que l'on trouve le célébrissime tube qui a écumé toutes les ondes, j'ai nommé "Manu Chao". Pas la meilleure selon moi. La plupart des chansons sont basées sur des slogans et sont taillées pour la scène, mais l'on peut quand même entendre de jolies ballades ("Je t'ai donné ma vie", "Le vélo violet"). Le tout est très bien écrit et produit et les chansons assez improbables, abordant des sujets que personne n'aurait imaginé pour une chanson, parler du "Télégramme de Brest" ou d'"Apprentis charcutiers"... Bon d'accord, il y avait bien "Les Joyeux Bouchers" de Boris Vian. Toujours est-il que l'ensemble de cet album est cohérent et s'enchaîne à merveille.

Le registre musical est punk tout simplement, mais on peut quand même trouver quelques accents de pop, vous savez comme tout ce que l'on entend à la radio. Mais cela reste minime et passe très bien ici. Les guitares sont toujours très tranchantes et martèlent des accords qui pourraient venir d'un album des Pistols par exemple... Enfin non, c'est quand même un son beaucoup plus propre que pour les Pistols. En dehors des ballades, tout va à cent à l'heure et on ne s'en plaindra pas.

Je ne connais pas toute la discographie des Wampas, mais je pense que d'autres disques doivent être à ce niveau. Foncez si vous trouvez celui-là à prix modéré, il vaut le coup. Bien entendu, il faut aimer les voix spéciales, le punk et les textes bizarres.

En tout cas, les Naast et les BB Brunes peuvent aller se rhabiller avec leurs textes à deux euros et leurs fringues de bourges. Je pense que pour l'instant, les Wampas font mieux l'affaire que ces groupes que l'on nous survend (mais il existe aussi des groupes de jeune qui tiennent largement la route, comme par exemple Luke ou les plus confidentiels Eiffel). Un disque qui fait surement partie de l'élite du rock français.




par Satierix publié dans : Chroniques de disques
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Samedi 26 juillet 2008
Suite de l'affaire Siné. Après cette chronique qui lui a valu les foudres de Philippe Val et Charlie Hebdo, Siné a reçu de nombreux soutiens à travers le pays. Ses principaux détracteurs sont bien entendu Val, Askolovitch mais de petits nouveaux sont venus s'immiscer, Yvan Riouffol du Figaro (ce qui ne m'étonne qu'à moitié) mais surtout Laurent Joffrin.

Ce dernier a cependant commis une grosse bourde qui lui retire une bonne part de crédibilité. Dans son éditorial de la version papier de Libé, il a en effet parlé de "Race" juive à deux reprises avant de se corriger dans la version électronique du quotidien en remplaçant ce mot par "Communauté" et "Origine". Quel dommage quand même ! Vouloir accuser quelqu'un d'antisémitisme avec un article qui ne l'est pas (j'y reviendrai) et se rendre coupable de racisme par la même occasion. Parce que parler de "race juive", c'est être raciste. Et il aura beau se corriger, c'est bien trop tard. Internet, ce fléau descendu par Philippe Val dans son dernier édito, a déjà fait son travail.

Ce qui m'embête dans cette affaire, c'est que les journalistes attaquant Siné (à tort selon moi) dans cette affaire, défendant par la même occasion le conseiller général Jean Sarkozy, écrivent dans Libération, Charlie Hebdo et le Nouvel Obs". Ces trois journaux étaient les seuls que je lisait encore et qui faisaient partie des rares journaux s'opposant encore un peu au pouvoir en place. Dois-je arrêter de lire ? La presse fout-elle le camp et le contenu des articles est-il contrôlé par les actionnaires ? J'espère que non !

Quoi qu'il en soit, revenons sur le contenu du texte incriminé de Siné et analysons-le, ce "brulôt antisémite" :

« Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général de l'UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le Parquet a même demandé sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe !"

   Autrement dit : de toute façon, Jean Sarkozy était sur de se tirer se ce procès sans dommage avec ses relations (il n'aurait pas un de ses proches dans l'administration ?) et en plus, le plaignant était arabe et il faut dire que tout le monde sait que les arabes ne connaissent jamais la discrimination dans ce beau pays qu'est la France.


"Ce n'est pas tout : il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d'épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit ! »

Selon moi : La fiancée de Jean Sarkozy est riche, mais elle est aussi juive. Pour épouser cette fiancée qui est riche, il va devoir se convertir au judaïsme car elle est juive. Il n'est nullement dit, grammaticalement et vous pouvez retourner la phrase dans tous les sens, qu'elle est riche parce qu'elle est juive et qu'il faut devenir juif pour être riche. Enfin si, implicitement ici, Jean Sarkozy doit devenir juif pour profiter de la richesse, mais ce n'est pas la judaïté en elle-même qui confère la richesse.

Enfin bon, je me demande comment des directeurs de rédaction et des journalistes, qui normalement maîtrisent plutôt bien la langue française, ont pu voir dans ces propos un antisémitisme tel que Siné a été comparé par je-ne-sais-plus-qui à Charles Maurras (qui était l'un des pires antisémites de la première moitié du siècle). Ou alors c'est que moi je suis vraiment très mauvais. Peut-être aussi que je ne vois pas l'antisémitisme à toutes les portes, ce qui arrive assez fréquemment avec certaines personnes dès que l'on parle des juifs...

En tout cas, Siné a demandé un droit de réponse à Libération, j'aimerais bien voir ce qu'il va écrire si on le lui accorde.


En espérant bien interpréter cette "affaire" sans me faire trop influencer par un bord ou l'autre, à bientôt !

par Satierix publié dans : Actu
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Mardi 22 juillet 2008
Ayant le DVD depuis longtemps, j'ai attendu d'avoir fini le bouquin pour le voir. J'ai donc mis du temps à le voir car ma lecture du livre ne s'est accélérée que vers la fin, le début ayant été laborieux à cause du manque de temps libre (ou plutôt de temps libre que j'avais du mal à consacrer à la lecture).

A peine avais-je fini le livre que j'insère le DVD dans mon lecteur. Et comme verdict, je dirais que c'est un bon film qui repecte bien le livre, et pourtant qu'il est difficile de scénariser un bouquin déjà écrit en restant dans son esprit (voir les Harry Potter trop longs), surtout dans le cas de ce bouquin et de sa narration particulière (voir article précédent) .

Pour moi, c'est un pari gagné pour ce film. Il ne respecte pas forcément l'ordre du livre ni toutes les scènes, mais il en garde l'essentiel et une grande partie des dialogues est reprise de ceux du livre. L'ambiance est bien restituée, notamment grâce à la façon dont le tout est filmé et au rendu photographique des images. Des procédés inhabituels sont utilisés dès le début du film pour retranscrire des éléments du livre, mais je ne vous dirais pas lesquels pour ne pas briser le suspense. Toujours est-il que lorsque j'ai vu ce que ça donnait, j'ai tout de suite pensé que c'était bien pensé.

Le réalisateur et le scénariste se sont arrangés aussi pour que les scènes aient un peu plus de liens entre elles et le tout peut paraître un peu moins "banal" (peut-on vraiment parler de banalités) que pour le roman. Cependant, je dois avouer que quelques passages m'ont un peu ennuyé, sans doute à cause d'un manque de rythme occasionnel.

Les acteurs sont bons, mais citer leurs noms ne vous donnerait pas grand chose. Tous inconnus au bataillon à part deux : James Van Der Beek (le gars qui jour Dawson dans la série du même nom) et qui a le rôle très important de Sean Bateman, ainsi que Jessica Biel qui joue un rôle plus secondaire (et qui ô coïncidence joue le rôle de Mary Camden dans "7 à la maison", série que je ne regarde pas ; Camden étant le nom du campus des "Lois de l'attraction"). Faye Dunaway fait aussi une apparition sur quelques plans puisqu'elle jour la mère de Paul Denton (Ian Somerhalder, présent au casting de "Lost"). Pour l'anecdote, Lauren Hynde est jouée par Shannyn Sossamon qui jouait une princesse dans "Chevalier".

Bon, les acteurs, c'est fait !

Résumons pour ce film : fidèle au livre, un peu ennuyeux par moments (pour moi) mais bien joué et bien réalisé.

Voir la fiche du film sur
Allociné.com.

par Satierix publié dans : Cinéma
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Samedi 19 juillet 2008
"Ironisant" ! Le participe présent du verbe ironiser est beaucoup apparu sur de nombreux sites d'actus en lignes pour décrire l'article de Siné qui a valu son licenciement de Charlie Hebdo par Philippe Val. Très franchement, à voir tout ceux qui relaient l'info sur le net, pas beaucoup d'inventivité, on trouve tout le temps les mêmes phrases bateaux. M'enfin, ça doit être normal...

En ce qui concerne cette affaire, je pense que je me rangerai du côté du dessinateur historique de Charlie Hebdo, et non du directeur de la rédaction. Honnêtement, si l'on prend l'article en question (dont vous trouverez de nombreux extrait en tapant "Siné" dans la rubrique actu de Google), il n'y a vraiment pas de quoi qualifier l'article d'antisémite, et encore moins le caricaturiste. Peut-être dans sa longue carrière a t-il tenu des propos à teneur antisémite, mais il est aussi réputé pour ses attaques virulentes, juste par provocation, envers toutes les religions.

Je ne m'étends pas sur le débat d'interprétation de l'article et sur l'histoire du personnage, je n'ai sans doute pas assez de recul et beaucoup l'ont déjà fait avant moi sur le net. Quoi qu'il en soit, je trouve que la défense de Siné dans l'émission de Jean-Marc Morandini sur Europe 1 ("Le grand direct" je crois) est très crédible. Ce n'est pas le gars qui est à l'agonie et qui se défend coûte que coûte tel un dopé niant jusqu'à la dernière contre-expertise.

Plusieurs choses me choquent dans cette affaire :
1°) Des gens qui se prétendent journalistes (ils le sont mais pas dans ce cas là) attaquent verbalement d'autres personnes avant de chercher une explication. De quel droit peut-on insulter sur l'antenne d'une grande radio publique (Claude Askolovitch sur RTL) quelqu'un sans même lui donner l'occasion de s'exprimer et de s'expliquer sur son texte.

2°) Si Charlie Hebdo risquait un procès avec un article tellement antisémite, pourquoi a t-il été tout simplement publié ? Personne ne l'a lu au sein de la rédaction ? Tous les articles de Siné sont-ils publiés alors que lui seul en connaît le contenu ? Je suppose que non. Alors si ceux qui l'ont lu à part lui avant la partution avaient été choqués par l'antisémitisme jugé flagrant par certains envers le fils du président de la république et injurieux à l'égard de toute la communauté juive, pourquoi n'auraient-il pas informé le directeur de la rédaction pour essayer de censurer l'article ? Ou alors était-il peut-être plus opportun de le laisser publier pour mieux le virer ensuite peut-être....

En tout cas, vu le soutien que reçoit Siné dans tous les articles sur le net, je ne pense pas qu'il puisse perdre son procès en diffamation (à moins que la justice...) et les soutiens nombreux qu'il a reçus (Michel Polac en tête, Guy Bedos, Plantu, Benoît Delépine, Gisèle Halimi, Lefred-Thouron, j'en passe et des meilleurs) penchent nettement en sa faveur. Alors soit tous ces gens sont des cons et ne se rendent pas compte que Siné est un antisémites, soit nous sommes entourés d'antisémites, soit ils ont raison de le soutenir contre des attaques sans véritable fondement.

En dehors de Val, de la rédaction de Charlie (qui est quasiment unanime il faut croire), d'Askolovitch et de la Licra dont le communiqué est un brin exagéré, pas grand monde pour le décrier, même si certains sans revenir sur cette affaire en particulier, argumentent en ressortant des exemples d'actes antisémites dont Siné aurait été l'acteur (ce sont eux qui le disent, pas moi je n'étais pas né). Tout du moins, c'est ce qu'il en ressort quand on se promène un peu sur la toile.

Sinon, en marge de cette affaire, on peut se demander quel va être l'avenir de Charlie Hebdo. Combien de lecteurs fidèles vont rompre leur abonnement ou boycotter le journal suite à cette affaire ?

Voir les articles de Libération et de Rue 89. Je suis aussi tombé sur un très bon article parlant de l'antisémitisme sous forme de mise au point par Ishtar Cohen. Aussi le Myspace de soutien à Siné à l'initiative d'Eric Martin, Lefred-Thouron et Benoît Delépine : http://www.myspace.com/soutienasine

Voila pour cette affaire, nous verrons bien la tournure qu'elle prend dans les prochains jours et semaines. Bizarrement, je n'en ai pas beaucoup entendu parler à la télévision...


par Satierix publié dans : Actu
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