Présentation

Citation du moment

"Il faut mettre un terme au maîtres" de Pierre Desproges repris en une de Siné Hebdo.

Ce que je lis actuellement

"Jane Eyre" de Charlotte Brontë
"Monster" de Naoki Urasawa (Manga)

Des journaux hebdomadaires : Courrier International et Siné Hebdo
Des magazines mensuels : Xroads, SoFoot

Tout ce qui se lit et qui concerne la musique ou d'autres arts !!!

Volume, le mensel des Inrocks, a disparu des presses, RIP.

Créer un Blog

Catégories

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /Mars /2010 18:46
En quelques semaines, deux reprises de "My Body Is A Cage" des excellents Arcade Fire. Un gros succès pour un titre de l'album Neon Bible paru en 2007.

Voici donc trois vidéos, d'abord l'original qui bénéficie d'un excellent clip à la sauce western, ensuite  la reprise de Peter Gabriel sur son excellent album de reprises "Scratch My Back" à l'approche beaucoup plus symphonique puis pour terminer la traduction en français par Jeanne Cherhal sur son dernier album "Charade". On cautionnera ou non cette traduction, mais je dois avouer que je préfère quand même lorsque l'on garde les paroles dans la langue originale.












Bonne écoute !

Par Satierix - Publié dans : News musicales
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /Fév /2010 14:18
those damnEn furetant dans les bacs à disques, on tombe parfois sur des petites perles inconnues. Those Damn Kookies est un groupe qui nous vient tout droit de Québec, et je serais sans doute passé à côé si la recommandation d'un de mes magazines préférés n'avati pas été apposée sur ce disque avec une pochette en patchwork et un logo rappelant fortement celui mentionnant sur certaines pochettes "Parental Advisory Explicit Lyrics".

D'emblée le groupe donne la couleur avec une chanson qui démarre pied au plancher ("Nice To Meet You"), et l'on ne peut pas s'empêcher de faire la comparaison entre la voix de Gypsy le chanteur et celle des Kings Of Leon. Tout de suite, on sent que la galette va être excellente, et cela ne manque pas de se confirmer. Diverses influences à noter, dans les guitares on retrouvera du Libertines (ou Dirty Pretty Things et Babyshambles, notamment sur le break de "Pumpkins" ou sur "Holiday" et "Busking"), le groupe ayant le plus souvent cette urgence héritée du punk, bien que la production soit beaucoup plus propre qu'aux grandes heures du genre.

Quelques passages font penser aux Queens Of The Stone Age de Josh Homme ("No Kidding", ou "Voices", le final de l'album qui oscille entre chant plutôt calme et passages un peu plus énervés martelés par la guitare et la batterie) avec des guitares se faisant un peu plus lourdes et des rythmiques très sautillantes. On n'atteint quand même pas le niveau sonore des Queens.

La basse est très présente et ingénieuse et ne fait pas que soutenir le reste, étoffant considérablement les lignes mélodiques ("Outter Space", une walking basse excellente sur le refrain et un titre très entraînant). Le titre éponyme, "Traffic Noise", est quant à lui coloré très bluesy avec sa rythmique chaloupée et ses petites touches de slide, une chanson beaucoup plus calme si on la compare au reste de l'album.

Au final, un album très énergique et varié bien que beaucoup influencé qui est bouclé en moins d'une demi-heure, on en veut encore, Vivement un deuxième album et une tournée qui passe par la france !

Tracklist                                                                          

1°) Nice To Meet You
2°) Bathroom Window
3°) No Kidding
4°) Another Ballroom Story
5°) Outer Space
6°) Doorman
7°) Pumpkins
8°) Holiday
9°) Traffic Noise
10°) Busking
11°) Voices

Album en écoute sur deezer : http://www.deezer.com/fr/#music/result/all/those%20damn%20kookies
Par Satierix - Publié dans : Chroniques de disques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 19 décembre 2009 6 19 /12 /Déc /2009 15:01
sziget-2009-afficheBon c'est sur, j'aurais mis le temps pour en reparler de cette édition du festival, mais j'avais un peu d'autres chats à fouetter. Toujours est-il que cette édition aura encore montré de bonnes choses, mais comment pourrait-il en être autrement avec cette profusion de scènes et cette diversité de genres proposés.

Forcément des ratés ou des trucs moyens, mais l'ensemble reste forcément très bon, d'autant que le cadre est excellent. Bien sur il faut se faire au camping qui devient vite énervant, aux longues marches et à ne boire que de la bière pendant tout le long, mais une fois passé ces détails...

Je ne m'étendrai pas trop sur l'organisation, quelques changements de Scènes et de sponsors pour els salles, rien de bien fôlichon en nouveautés.

Passons directement à la musique et au premier jour qui n'était en fait qu'un day -1, et un grand évènement à Budapest.

Le premier jour de musique, nous avons eu le droit à Tankcsadpa. Et oui, tous les ans je pense qu'il seront là. Ce groupe de Debrecen est l'un des plus connus et l'un de ceux qui suscitent le plus d'engouement en Hongrie.
Alors de mon point de vue influencé par le rock britaanique et US, voyons voir ce que ça donne. Ce que je me dis en voyant un groupe comme ça, c'est tout d'abord est-ce qu'ils n'auraient pas subi l'influence de Niravana à leurs débuts, tout du moins au niveau de leur image. Moi ça m'y fait penser un peu ! Un trio avec un chanteur aux cheveux longs forcément...
Au niveau musique, ils ont revisité un peu toute leur carrière et vu qu'un petit film diffusait leurs clips dans l'ordre chronologique, c'est un peu un parcours à la U2. Au début, c'était du rock pas excellent mais de bonne facture tout de même, ensuite ils ont dû avoir une tendance à devenir plus commerciaux avec des titres influencés par la pop grossière ou le mauvais métal crasseux, c'est selon. Mais parlons maintenant de la performance, car c'est mon seul aperçu de leur carrière, je suis très peu initié en rock hongrois.

Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on en aura eu pour notre argent. Plus de 2 heures de show quasiment, un grand évènement puisque le groupe fêtait ses 20 ans.  Du son, des lumières, le fameux ventilateur qui soulève les longs cheveux du chanteur lui donnant un air terrifiant et un écran passant des images, parfois assez osées, pendant les chansons. Pour la musique, du bon et du moins bon, mais ce qu'on peut dire c'est qu'au moins ça envoie, et que ce n'est pas emmerdant. Le chanteur a la voix un peu rauque et les musiciens derrière servent une bonne base à ses "douces mélopées". Peut-être que l'on peut parfois dire que la musique n'est pas extraordinaire, mais au moins il y a de l'engagement de la part des musiciens.

Bien sur cela ne restera pas un concert mémorable pour moi (quoique si, c'est Tankcsapda, et rien que parce que c'est eux, on est obligés de s'en souvenir) mais pour les dizaines de milliers de hongrois présents sur le site, ils se souviendront surement pas mal de temps d'avoir vu les 20 ans d'un groupe de légende, et ils pourront dire "j'y étais".

Lien vers le site du groupe :
www.tankcsapda.hu/
Par Satierix - Publié dans : Live
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /Nov /2009 16:42


Pour se faire du bien aux oreilles, une petite playlist composée de titres rock assez récent, du XXIe siècle !
Par Satierix - Publié dans : Playlists
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 28 octobre 2009 3 28 /10 /Oct /2009 22:33
A la fin de la seconde guerre mondiale, Alan Ingram Cope est mobilisé par l'armée américaine pour aider à l'occupation des territoires alliés en Europe. Emmanuel Guibert nous raconte les mémoires de ce soldat qui n'aura vécu assez longtemps pour voir "sa" bande dessinée sortir et connaître le succès (nominations dans les festivals de bande dessinée.

Tout au long de cette oeuvre, nous nous promenons au gré des anecdotes contées par cet homme qui va apprendre la vie et les relations humaines au fur et à mesure de tout ce que la guerre va lui permettre de connaître, cela de la formation accélérée qu'il connait en amérique avant de partir à l'aventure jusqu'à la fin du conflit. Pour cela il passera par de nombreuses fonctions dans l'armée, se découvrant au fur et
à mesure de nouvelles compétences.

Ce qui est assez étrange dans cette bande dessinée, c'est qu'elle aborde la guerre sous un angle auquel l'on n'est pas forcément habitué car Alan arrive sur le tard en France, après le débarquement allié. On est alors dans une phase somme toute assez tranquille avec peu de combats, et cela laisse beaucoup plus de place aux relations humaines, que ce soit entre les soldats eux-mêmes ou avec toutes les personnes diverses et variées qu'Alan va recontrer au cours de son périple. Ce n'est d'ailleurs pas vraiment un récit de guerre, mais plutôt un patchwork d'anecdotes. Parfois dans la narration, on passera du coq à l'âne car un personnage en évoquera un autre au militaire et d'autres petites histoires, le récit gardant tout de même un fil conducteur : la progression des soldats à travers l'Europe, de la France vers l'Allemagne. Guibert et Cope ne se sont pas contentés de parler uniquement de la période de guerre d'ailleurs, mais aussi de ce qui s'est passé des années plus tard après le conflit, ce que les personnes rencontrées sont devenues et  les liens qu'Alan a gardé avec elles.

Quoi qu'il e
n soit, les trois volumes de cette bande dessinée se lisent très bien et le style graphique adopté par Emmanuel Guibert (deux couleurs, blanc et sépia, je pense que la technique est l'aquarelle) colle parfaitement au récit ancien. La façon utilisée pour raconter nous donne l'impression qu'Alan s'adresse directement à nous ou au dessinateur, ce qui est encore plus immersif et nous incite à continuer, comme si une personne agée nous racontait sa guerre au coin du feu pendant l'hiver.
Certes, des passages paraîtront plus ennuyeux, mais le tout reste quand même passionnant et très enrichissant sur le plan humain et parfois même philosophique. Une autre vision de la guerre assez éloignée de tout ce que l'on nous sert sur le sujet depuis des années.


Par Satierix - Publié dans : BD
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /Sep /2009 09:26
Hier soir avait lieu la soirée de lancement de la nouvelle saison de l'abordage. Pour cette soirée, j'ai inauguré ma carte "Super Abordeur", tous les concerts de l'année et le festival "Le Rock dans tous ses états" pour un prix qui du coup semble ridicule, peu de salles de concerts doivent proposer ce type d'offre.

Avant de commencer, un petit mot sur Sziget : ce festival est vraiment génial et partout où on ira, j'ai l'impression que l'on pourra retrouver quelqu'un qui y a été. Salut aux mecs qui en voyant mon gilet floqué du logo du festoche m'ont brandi leur bracelet gris de cette année.

Passons aux choses sérieuses, les concerts !
En première partie se produisaient des petits jeunes que je commence à bien connaître, Cristal Palace. Le problème, c'est que pour chaque article les concernant, je pourrais refaire le même discours : c'est super, c'est frais, ça bouge, c'est accrocheur, j'espère qu'ils en feront du chemin. La première fois c'était avec Adam Green, la dernière fois c'était au festival rock et je n'avais pu en voir que 20 minutes. Cette fois-ci ce fut un peu plus long et surement avec une acoustique meilleure. Il n'y a pas à dire, cette petite salle est très bonne pour son acoustique, et aussi car elle permet d'être à deux mètres du groupe, une meilleure immersion donc. Pour les titres (vous trouverez les noms sur le Myspace), à peu de choses près les mêmes que d'habitude. Tout du moins je commence à en reconnaître certains. Le tout est très influencé par plein de groupes, mais que de bonnes influences (y'aurait bien des lignes inspirées de Cure sur Has Benn Future par exemple) ! Rien que deux dans celles qu'ils citent...Young Marble Giants et Gun Club valent le détour. (A noter que Kid Congo, un des anciens guitaristes du Gun Club sera en concert à l'Abordage d'ici la fin de l'année). Les rythmiques à la guitare (Alexis) et les lignes de basses (Laure) fondent les assises des morceaux soutenus par un batteur (Benjamin) qui mouline assez bien pour ce que j'ai pu voir. Par dessus ça, la chanteuse Lauriane et l'autre guitariste / choriste Maxime font le show avec de temps en temps des gimmicks que le public peut reprendre aisément.
Seul petit hic dans ce set, la fin avec une ou même deux cordes cassées pour Maxime qui est parti me semble t-il un peu furax (on peut le comprendre), les autres essayant de continuer. Le morceau a du coup été abrégé, et le concert s'est fini bizarrement, j'ai la sensation qu'il n'y a pas vraiment eu de fin. Un très bon concert tout de même...


Suite aux normands, il y avait les auvergnats. Bien sur, les Elderberries viennent de Clermont-Ferrand, mais bon ce sont surtout des auvergnats d'adoption car seul le batteur est français. Sinon, trois britanniques et un canadien complètent le combo.

A voir les affiches, je ne m'attendais pas du tout à ça. Je voyais plus un groupe qui jouait du rock mais pas aussi rentre-dedans, avec peut-être une femme comme sur la pochette. Dès le début, on est fixé sur le groupe et ce n'est pas du tout ce que je m'imaginais. Du rock pied au plancher influencé par les plus grands noms tels que AC/DC ou Led Zeppelin. Et ce n'est pas la coiffure et le charisme du chanteur Chris Boulton qui me font penser à ce nom mais bien les riffs de guitare ou les rythmiques.

Heureusement que les Datsuns étaient là pour prêter une tête d'ampli pour palier à celle qui a lâché un des deux guitaristes. "On remet un ampli pour qu'on ait deux guitaristes, comme ça on fera encore plus de bruit" nous a expliqué le chanteur très sympathique et très bavard pour notre plus grand bonheur. Très très sympathique ce frontman, et très énergique avec un jeu de scène convaincant, je dois avouer que pour une fois je me suis focalisé sur lui alors que j'essaie habituellement de scruter tout le monde sur scène.

Mais bon pour résumer, c'est calé, c'est carré, c'est brut de décoffrage et c'est entraînant. Des titres qui pour la plupart pourraient sortir en single.Un très bon moment, le deuxième de la soirée.

Pour finir, il y avait la tête d'affiche de la soirée, les Datsuns. Déjà les Eldeberries étaient très énergiques, mais les Datsuns l'étaient encore plus. Du rock très très speed et rondement mené, peut-être un peu plus dans des styles comme ceux de Motorhead pour certains morceaux speed, d'Offspring pour certains sons de guitare ou morceaux (mais en beaucoup plus supportable). Mais on ne peut pas réduire à ça et malgré plein d'autres influences que l'on pourrait citer mais qui ne me reviennet pas toutes en mémoire, ils ont quand même un son qui leur est propre. Celui des Néo-Zélandais peut aussi faire penser à leurs voisins australiens de Jet, et les groupes classiques cités plus hauts pour les Elderberries sont valables encore une fois.

En tout cas, pour cette musique, c'est de l'artillerie lourde, toutes Gibson dehors. Des solos très sympathiques par le lead guitariste sur sa Les Paul usée avec le sélecteur absent (pas courant, mais qu'elle était belle), des lignes de basse bien lourdes du chanteur sur sa Firebird, des morceaux oscillant entre le titre bien rapide de trois minutes et les plus longues joutes de 7-8 minutes avec une touche un peu plus expérimentale et des passages un peu plus "intimistes", si on peut parler d'intimisme à propos des Datsuns.

Ce qui est bien, c'est qu'au moins pour eux le public aura suivi et se sera lâché un peu plus que pour les deux premiers groupes, même si je ne me serais pas lancé dans un slam comme certains ont osé le faire. Il y avait du monde et au moins c'était assez serré pour pouvoir sauter et ne pas passer pour un con...

En bilan une très bonne première soirée et la découverte de deux très bons groupes que je ne connaissais pas, avec la confirmation que Cristal Palace fait du très bon rock'n'roll.

Prochain concert à l'Abordage avec les Young Gods et Yout Happy End le vendredi 2 octobre à 20h.
Par Satierix - Publié dans : Live
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 20 septembre 2009 7 20 /09 /Sep /2009 10:40
Après avoir déjà aperçu cette bande dessinée dans les magasins et entendu vaguement parler d'elle dans quelques émissions, je suis tombé dessus dans ma médiathèque et l'ai emprunté par curiosité. Je n'ai pas été déçu, cette bande dessinée est une très bonne pioche.

Tour d'abord, plus qu'une simple bande dessinée, c'est un témoignage. En 1986, le photographe Didier Lefèvre est engagé par Médecins sans frontières pour faire un reportage sur une de ses équipes qui part prodiguer des soins en Afghanistan, le pays étant alors en guerre avec les Soviétiques. Ici, le photographe nous livre ses souvenirs qu'il a remobilisé bien plus tard pour faire avec le dessinateur Emmanuel Guibert le récit de cette expérience.

Ce qui est le plus intéressant avec cet ouvrage, c'est que les images de BD sont directement associés aux montagnes de photographies que Lefèvre a pris pendant cette expérience, nous permettant ainsi de découvrir la réalité (ou une partie de la réalité) du pays à cette époque.

L'histoire forme un tryptique, le premier tome racontant le voyage entre le départ de la caravane du Pakistan pour traverser la frontière sans se faire repérer, le deuxième tome qui aborde le sujet des soins une fois arrivé en Afghanistan et le troisième marquant le retour de notre personnage central pour la fin de sa mission.

Tout au long de ces aventures, on découvre une partie du fonctionnement de la culture afghane et surtout le dépaysement pour quelqu'un qui n'a jamais vu le pays et qui va progressivement et successivement aimer ou détester par moments ce pays. Plus qu'une simple histoire, c'est surtout une grande leçon de vie que nous recevons en découvrant quelque chose qui est très éloigné de notre vie occidentale.

Depuis que cette bande dessinée est parue, Dider Lefèvre est décédé (en 2007), juste après que "Le Photographe" ait été primé à Angoulême comme étant l'un des albums essentiels de l'année (je l'ai appris en voulant avoir plus d'informations sur lui). Apprendre cela m'a procuré une drôle de sensation, d'autant que je suivais son récit au même moment et qu'il nous parle directement, nous raconte son histoire. 

En tout cas, cette BD est à lire absolument, si vous êtes amateurs de voyages, d'aventure et avides de découvrir de nouvelles cultures. Et de magnifiques photos en noir et blanc aussi...
Par Satierix - Publié dans : BD
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 30 août 2009 7 30 /08 /Août /2009 10:40
Non mais franchement, pourquoi fallait-il que ça tombe ce jour là ? D'accord, ils ne pouvaient plus se piffrer, on savait tous que le groupe aller imploser incessament sous peu mais bon, pourquoi à ce momet là ? Certes nous aurons vécu un jour historique, tous les gens du festival présents à Saint-Cloud, mais franchement je n'en ai rien à carrer. Ce qu'on voulait tous c'était un concert, pas un message foireux annonçant que le groupe se séparait et des excuses de Noel sur le site officiel du groupe.

Au début, on a tous cru à une blague de mauvais goût, surtout quand le speaker a ajouté que les bagarres au sein du groupe arrivaient fréquemment, et puis le message est arrivé sur l'écran géant accompagné des huées du public. Pas d'Oasis donc et plus d'Oasis à en croire les dire du grand frère, même si on a du mal à croire que le groupe ne se reformera jamais. Un jour, ils auront forcément besoin de fric et ils referont bien quelque chose. Mais bon, ils auraient pu attendre quelques heures quand même.

C'était la première fois que je venais à ce festival et très franchement j'ai été surpris plusieurs fois. D'abord par la beauté du domaine en arrivant. Je ne connaissais pas encore le site. Surpris aussi par la facilité pour y arriver, ça c'est sur que l'on a pa cherché (même si pour repartir ça n'a pas été la même histoire). Pour finir sur le site en lui-même, surprenant de trouver un festival à taille humaine, à peu près comme celui d'Evreux auquel je suis habitué, surtout avec le rayonnement qu'il a et avec le tarif pratiqué.

Parce que bon, 45 euros la journée c'est bien gentil mais ça fait mal au porte-monnaie. Et le pire, c'est que tous les festivals s'orientent vers ça. Mais bon, je dois concéder que les forfaits 3 jours à 99 euros, ça ne doit pas être le plus cher en France. Ajoutons quand même que pour se nourrir et pour boire à l'intérieur, ça ajoute un coût. La bouteille de Coca à 4 euros les 50cl, c'est du vol et sachant que normalement on ne peut faire rentrer aucune bouteille...

Autre gros défaut à ce festival, l'impossibilité de voir deux concerts complets et bien placé à la suite. En tout, trois scènes, les deux scènes principales étant chacune à une extrémité du site. Vu que les concerts s'enchaînent à la minute près, pas moyen de finir un concert pour aller se placer au suivant. Il suffirait de 10 minutes de pauses entre chaque concert pour arranger ça. De plus, l'espace pour le public est très fermé sur les côtés, ce qui peut gêner un peu s'il y a trop de monde.
Ok le timing est peut-être soumis à une règlementation mais dans d'autres festivals, on peut plus facilement enchaîner les concerts complets.

Après ces considérations techniques, voyons la programmation du jour.

Tout d'abord, à la scène de la Cascade, James Hunter était là pour ouvrir les hostilités. De la pure soul avec cuivres et tout ce qu'il faut qui m'a fait beaucoup penser aux Commitments. C'était très bien, mais un peu de mal à chauffer le public encore peu nombreux, surtout que beaucoup étaient surement là pour passer le temps en attendant Just Jack ou les Tatianas. J'étais un peu surpris de voir un chanteur comme lui, ce n'est pas fréquent d'avoir de la soul comme ça, surtout que ce n'est pas forcément un genre prisé. En plus, on aurait un peu dit un vieux chanteur sur le retour qui a déjà la cinquantaine, pour une découverte récente ça fait bizarre (je lui ai trouvé un petit côté Terry Gilliam personnellement). Au dela des apparences, c'était quand même très bien.

Changement des scène, première transhumance, pour aller voir Just Jack. Ce concert a été agréable, pas exceptionnel mais quand même bon. Les compositions très pop avec un peu de rock et les parties de chant parfois proches du hip-hop m'ont un peu fait penser (allez j'ose) à un Lily Allen masculin. Certes, il ya un petit orchestral (synthétique) en plus que l'on ne trouve pas chez elle, et les arrangements sont surement un peu plus fouillés. Ses musiciens assurent bien derrière lui qui ne fait que chanter ses compositions. Une choriste l'accompagne, et cela est très bénéfique, une petite touche féminine ne fait pas de mal. Jack, il est content d'être là et il ne manque pas de souligner que son passage deux ans plus tôt au même festival est un très bon souvenir. Il pourra le dire à son prochain passage encore, le public ayant apparemment bien apprécié, moi inclus.

Retour scène de la Cascade, et là, c'est le drame. Mais qu'est-ce qui a pu se passer dans la tête du programmateur ? Keane et ses compositions indigestes (autant que le survêtement du chanteur) bourrées de mièvrerie. De la musique pour faire pleurer dans les chaumières. Il se démène Tom mais on n'y croit pas. Des titres uniquement calibrés pour la F.M. et pour surfer sur la vague de groupes comme Coldplay ou Travis, mais en moins bien. Les deux groupes que je viens de citer ont fait des bons albums...
Allez, je m'incline, ils ont surement eu de bonnes intentions en composant cette musique, mais je ne l'apprécie pas et c'est sans regret que j'ai quitté la scène pour aller ailleurs après un de leurs tubes.

Après une petite pause, retour sur la même scène pour retenter l'aventure Yeah Yeah Yeahs. Cette fois pas d'oeil géant, pas la place sur la scène. Encore une fois, je n'ai pas réussi à me faire bercer par le trip. Pourtant , j'aimais bien leur deuxième album, c'était le genre de groupe susceptible de m'embarquer en live, mais non, la mayonnaise n'a pas pris. Karen-O était rayonnante, surtout grâce à sa tenue très brillante et se donne à fond sur scène, je ne peux pas le nier. Mais non, ça m'a un peu ennuyé, pas d'étincelle pour penser que c'est vraiment bien et que je n'avais pas dû rentrer dedans au dernier show, surement une musique pas faite pour moi (et là il faut le noter parce que c'est rare).

Je m'attendais à tout sauf à ça mais j'ai bien apprécié Amy MacDonald et pas seulement parce qu'elle est très charmante en blonde avec ses yeux bleus magnifiques. Sa musique est certes infiniment pop et du genre formaté pour la radio, mais elle y met une telle énergie avec son groupe qui la soutient très bien que ça passe. Certains morceaux ont même des aspects vraiment rock. Et puis il faut admettre que sa voix dans une tessiture assez grave n'est pas sans rappeler une certaine Dolores O'Riordan (elle a fait ses preuves), avec un côté un peu plus simple tout de même. Par contre, il faut vraiment être fort pour comprendre ce qu'elle dit avec son accent écossais à couper au couteau. Bref, cela n'empêche pas d'écouter sa musique et de passer un moment très agréable.

Principale tête d'affiche de la soirée avec le désistement des mancuniens, Madness aura fait deux concerts. J'ai déjà vu sur plusieurs articles certains dire qu'ils ne se seraient pas lâchés dans l'après-midi en s'apprêtant à remplacer Oasis sur la scène principale. Peut-être est-ce le cas mais j'ai quand même trouvé ça génial. Les papys du ska étaient bien là et en pleine forme, entamant par un "One Step Beyond" qui ne restera pas dans les annales peut-être, mais c'est quand même "One Step Beyond". La setlist laissait une bonne part du gateau au classiques, et il fallait rester jusqu'au bout pour pouvoir entendre " Baggy Trousers" ou "A Night Boat To Cairo". Autres incontournables, "My Girl" et "Orange Street" étaient extraits du premier album ainsi que "Madness". J'ai aussi beaucoup apprécié la reprise de Max Romeo, "Chase the Devil" qui était beaucoup plus pêchue que sur l'album des Dangermen Sessions (et que Prodigy devrait sampler sauf surprise durant le festival). Du groupe, c'est surement le saxophoniste balèze Lee Thompson qui aura le plus fait le show, voulant escalader la structure plusieurs fois et se retrouver harnaché à voler au dessus de la scène et à faire des saltos avec son sax. Les deux chanteurs, "Suggs" et "Chas Smash" sont restés assez sobres, très classieux ainsi que "Barso" derrière son clavier à damiers. Mais bon, difficile de résister aux rythmes chaloupés de leur musique, surtout quand on est fan depuis longtemps et que l'on a écouté leur premier album mythique en boucle.
Le seul concert que j'aie tenu à voir jusqu'au bout.

En parcourant quelques articles sur le festival, j'ai vu que tout le monde était unanime et que certains même disaient que Vampire Weekend avait été le meilleur groupe du vendredi. C'est vrai que ce groupe est assez bon, mais de là à s'extasier à ce point, surement pas. J'ai trouvé que c'était un petit peu mou, et que certaines compositions n'avançaient pas. Mélodiquement, il ne se passe pas forcément grand chose et on peut rester longtemps sur des motifs à dominante rythmique pas super excitants. Du potentiel surement, mais je pense qu'en murissant un peu, ils franchiront un cap et feront quelque chose de vraiment très bien.

Première déception de la soirée, Bloc Party n'a pas réussi à réitérer son excellente prestation de Budapest. Bien entendu, pour quelqu'un qui n'a pas de point de comparaison, ce concert de Rock en Seine aura peut-être été génial, mais franchement, ils ne se sont pas donnés à fond sur cette soirée (ou ils n'étaient pas en forme tout simplement). Prestation assez poussive pour les anglais, enchaînement de chansons pas forcément bien senties (3 chansons plutôt lentes à la suite, ne me demandez pas les titres), leurs tubes imparables permettaient quand même de bouger un peu ainsi que certains autres titres à l'écritures et aux riffs de guitare ou de basse imparable (comme dans "Song For Clay"). Peut-être étaient-ils perturbés par les bruits courant en coulisse qui commençait à prévoir l'annulation d'Oasis, et par la demande expresse de l'organisation du festival d'allonger le set (je l'ai lu, désolé si l'info est fausse).
Toujours est-il que plutôt que d'essayer de vanner Oasis à longueur de concert, il aurait mieux fait d'assurer lui-même le Kele. Dernier point, la sono. J'étais éloigné de la scène mais pas tant que ça, mais le son avait du mal à me parvenir. Mauvais règlages ? Normes en vigueur ? En tout cas, ça n'a surement pas aidé à me faire apprécier le concert.
En tout cas, après un concert très moyen à Rouen, un excellent au Sziget et un nouveau concert moyen en bord de Seine, j'espère que si je les revois une quatrième fois ils équilibreront la balance.

Pour finir la soirée, tout le tintamarre suite à l'annulation d'Oasis, un petit coup d'oeil au début du deuxième set de Madness qui s'annonçait tout aussi excellent que le premier, mais que j'ai abandonné pour voir le dernier artiste de la soirée à jouer.

Scène de la Cascade, c'est Vitalic qui clôturait. Le début ne m'a guère enchanté, mais au fur et à mesure du set, le tout a décollé et c'était vraiment très bien avec en plus des écrans diffusant divers effets et images. J'aurais au moins vu un bout du set de ce DJ dont j'entends beaucoup parler, et apparemment c'est mérité.

Soirée mitigée donc, pleine de rebondissements, et dans laquelle beaucoup ne retiendront que la prestation du seul groupe n'ayant pas joué.




Par Satierix - Publié dans : Live
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 22 août 2009 6 22 /08 /Août /2009 16:11
                                                           Ca fait tellement longtemps que le festival e st passé... Et un Sziget entre deux... Ca risque d'être dur de se souvenir de  tout. Reprenons le programme.

Au tout début de ce samedi, scène B : The Bewitched Hands On The Top Of Our Heads. Pour le peu que j'ai pu voir, ce groupe de Reims m'avait l'air très bon, du pop folk rock joué dans la bonne humeur qui m'a fortement fait penser à des groupes comme I'm From Barcelona ou Clap Your Hands Say Yeah (le côté dépressif du chanteur en moins). Si vous voyez ce nom (et comment le louper tant il est alambiqué) sur une affiche, foncez si vous aimez les groupes cités au dessus et le folk-rock en général.

C'était un peu contre mon gré que je changeais de scène, mais finalement j'ai bien fait de suivre. Après une prestation remarquée en première partie des Ting Tings et d'Etienne de Crécy aux Terrasses du Jeudi à Rouen, Dead Rock Machine était attendu par un bon nombre de festivaliers. Ce groupe parisien donne dans l'électro rock et réussit l'une des missions principales : faire bouger son public. Comment rester insensible à ces mélodies si bien foutues et aux paroles si simples à entonner. Pour armes, un clavier chacun, une basse pour l'un et une guitare pour l'autre (une Fender Mustang, pas courant) et un Mac. Pas de prise de tête, c'est direct, ça beate, ça groove , les gars font ça avec un enthousisasme communicatif et on en redemande.

En revenant des excellents DRM, il y avait sur scène les Fucked Up, un groupe de hardcore venant du Canada. Ca il y avait de l'énergie et ça arrachait avec cet immense chanteur (je veux dire par sa corpulence, un fort beau bébé tatoué) qui il me semble s'est mis à slammer au bout d'un moment, je n'aurais pas aimé être au premier rang. Je ne dirais pas grand chose de plus, j'ai dû voir cinq minutes de concert.

Suivait Orelsan sur l'autre scène, le rappeur le plus controversé du moment accusé de machisme par tout le monde et faisant l'objet de beaucoup de demandes, par les politiques, de déprogrammation. Le pronostic de certains c'était il va se faire huer par tout le festival. Moi je pensais le contraire, et j'avais plutôt raison. Pas de réaction hostile du public vis à vis du bas-normand, et encore heureux. Si les publics des festivals commençaient à se laisser influencer par les manoeuvres orchestrées dans les médias, on serait mals. Alors honteux ou pas ses textes ? Je ne sais pas, je n'ai pas écouté l'album et pas plus ce concert qui n'était pas une de mes priorités. Toujours est-il qu'il a remis un peu d'huile sur le feu de la provocation machiste mais avec second degré (certaines filles doivent encore se dire "Putain mais quel connard"). N'étant pas rentré dans les textes, je dois quand même souligner que derrière lui, le groupe qui était là assurait et faisait de la "vraie" musique, loin des trucs produits que l'on peut trouver maintenant dans le rap avec quelques samples et des boîtes à rythme.

Après le rap, le reggae ! Enfin quelque chose d'un peu plus intéressant. Les Aggrolites ! Certes leur set n'a pas été constant et je les ai trouvés un peu poussifs au début, ayant du mal à vraiment se mettre dans le rythme et à se lâcher. Mais au fur et à mesure de la prestation avec un public qui a plutôt bien suivi, ils ont finalement réussi a servir une fin de concert très bonne, avec des chansons toutes accrocheuses et pleines d'énergie entre reggae et ska. Les néophytes auront au moins pu reconnaître la reprise de "Don't Let Me Down" des Beatles. Pour finir sur ce groupe sympathique, notons qu'il est assez surprenant d'avoir devant soi un groupe de blancs becs aux cheveux courts pour jouer du reggae. Pas une dreadlock qui dépasse. Stupéfiant...

Le concert suivant ne m'a pas tant accroché que ça et je n'ai pas trop cherché à y rentrer. 10 minutes avant la fin de Zone Libre vs Casey,  je me suis rendu compte que l'un des guitaristes, Serge Tessot-Gay, était celui de Noir Désir, mais bon, ça n'aurait pas changé grand chose de le savoir. Comment parler de quelque chose que je n'ai pas vraiment entendu, certains savent très bien le faire. Juste pour décrire, un fond très rock avec par dessus des MC (Hamé et Casey) qui assènent des paroles au contenu engagé. Sur le papier c'est très bien et ça peut faire penser à des groupes comme La Phaze (pour mes références), mais sur ce samedi je n'ai pas pu apprécier le groupe à sa juste valeur.

Temps fort de cette deuxième soirée (pas le seul), Inspector Cluzo ! Ou comment démontrer que la basse n'est pas un instrument nécessaire et qu'une guitare et une batterie peuvent suffir. Les Blood Red Shoes l'avaient déjà fait l'an dernier, mais peut-être avaient-ils un petit peu moins d'énergie. Cependant ce n'était pas tout à fait le même style de musique et leur guitariste-chanteuse est quand même beaucoup plus mignonne que le barbu des Inspector, fin de la comparaison, revenons à nos moutons (Comme duo connu, il y a aussi les White Stripes et les Black Keys, pas des manchots non plus). Des riffs tranchants, un jeu de guitare assez technique et un son assez travaillé pour réussir à jouer à deux sans qu'il n'y ait de vide, des chansons riches en slogans faciles à reprendre en choeur ("Fuck the Bass Player !") et un investissement allant jusqu'à imiter les Who (démantèlement de batterie), s'ils continuent ils ont encore un bel avenir scènique devant eux.
Pas seulement par la  musique directe et inspirés des plus grands groupes de rock, c'est aussi par son attitude que le duo a su se mettre le public dans la poche. Quelques invectives sensées être méchantes et de quoi éviter de passer pour des bisounours. Je cite : "Nous ne sommes pas un groupe de Heavy Metal alors arrêtez de pogoter comme des connards". Des version différentes ont été trouvées, c'est du live, mais certains gars (et filles) qui viennent dans les fosses feraient bien de se souvenir de cette phrase, ça ferait du bien et on pourrait profiter des concerts.
Alors que les critiques s'étaient tous rangés du même côté pour dire que leur premier essai était très bon, je les attendais sur cette scène d'Evreux, et je n'ai pas été déçu.

Après l'explosion, une autre grosse affiche se produisant en la personne des Yeah Yeah Yeahs. J'avais bien aimé certains de leurs travaux studio, et m'attendais à un bon concert. J'ai eu un peu de mal à rentrer dedans, c'est un peu poussif tout de même. L'immense globe oculaire du décor était assez surprenant et donnait un petit côté surréaliste à la scène. Bonne présence scènique tout du moins de Karen-O et de ses compères et un bon concert quand même, mais ce n'est pas celui qui m'a le plus marqué.

Je n'ai plus de connecteurs temporels pour exprimer la suite, mais parlons maintenant du "groupe qui joue le plus fort de New York", A Place To Bury Strangers. En voyant la description de leur musique, je m'étais dit que c'était le genre de groupes à me plaire. Et bien ce fut le cas. Une musique par forcément facile à approcher, c'est quand même proche de la noise et les sons sont un peu comme un magma en fusion. Le trio sait installer une ambiance très prenante. Certes ce n'est pas de la musique à danser mais plutôt quelque chose dont il faut s'imprégner, qu'il faut laisser rentrer en soi pour pouvoir pleinement en profiter. Forcément, des influences se font ressentir, My Bloody Valentine ou The Jesus and Mary Chain ne sont pas bien loin. N'espérez pas non plus entrevoir de la lumière pendant un de leurs sets, l'ambiance est dark à souhait et repousse très loin les limites de la cold-wave et du post-punk, Joy Division reste quand même le champion pour les ambiances macabres. Un groupe qui a de l'avenir auprès d'un public amateur du genre, espérons en tout cas qu'il ne tarde pas à revenir fouler nos contrées.

Que de contrastes avec Tryo. Pour le coup, on est passés du temps orageux et maussade au grand soleil des vacances. Une occasion pour ce concert de se rendre compte que même si parfois on peut se lasser, Tryo reste un des meilleurs groupes à voir jouer sur scène. Ils ne se contentent pas de jouer, ils essaient surtout de communier avec le public, de lui faire vivre un concert et de lui faire passer ses messages. Forcément ça prend bien, tout le monde ou presque connaît tout le répertoire par coeur et aide le groupe. Pour l'occasion, le groupe était d'ailleurs augmenté d'un sixième membre, un percussioniste venant tout droit d'Amérique du sud, Pablo Mendez, et qui a dû découvrir cet été la chaude ambiance des festivals français. L'ambiance est chaude quand c'est Tryo en tout cas. La setlist était bourrée de classiques, normal car ils n'ont fait que ça. Les derniers tubes ainsi que des plus anciens ont été joués, mais me rappeler de tous les morceaux après autant de temps serait trop difficile. Une petite chorégraphie sur "Around the World" de Daft Punk plus tard, le concert était déjà fini et Tryo avait prouvé en près d'une heure et demi que son statut de tête d'affiche du festival n'était pas usurpé.

Pour finir le festival, il ne restait plus que les groupes électros et il y a eu au moins un bon truc, c'est le duo South Central. Encore un groupe qui vient de Brighton et tant mieux. Le seul souci c'est qu'après un set comme celui-ci vers la clôture, les jambes sont détruites. Je ne me lancerai pas dans une description, deux gars encapuchonnés devant leur platines qui font une électro rythmée à souhait et pas emmerdante pour deux sous.

Data aussi faisait un travail intéressant avec son laptop, mais le toup était beaucoup moins entraînant et s'est avéré assez répétitif tout au long du set, beaucoup moins propice pour motiver entre 1 h et 2 h du matin. Je pense par contre que ses disques doivent valoir le coup parce que c'est tout de même bien arrangé.

Je n'ai pas vraiment regardé le groupe CLP qui passait en dernier car je suis parti.

Pour faire un petit bilan, pas beaucoup de têtes d'affiches cette année et surement un festival un peu moins bon que les années précédentes. Il y a eu quand même des petits moments de creux pour moi. Mais quand même de bonnes découvertes comme Dead Rock Machine, South Central, A Place To Bury Strangers, The Thermals, Missill et des groupes que l'on attendait et qui ont répondu présent comme Ghinzu, Inspector Cluzo et Tryo. En espérant que l'année prochaine soit riche en découvertes et en surprises pour les groupes annoncés.


Par Satierix - Publié dans : Live
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 6 août 2009 4 06 /08 /Août /2009 14:43
Après les quelques considérations générales parues il y a quelques temps, passons à la musique !
Bien entendu, je n'ai pas pu tout voir et certains groupes seront délaissés. Je mettrai un lien pour les Myspace de chaque artiste, histoire de se faire un idée.

Début en plein soleil pour ce vendredi (et après trois-quarts d'heure de marche sportive, youhou !).
Celui qui avait l'honneur d'ouvrir le bal était un canadien nommé David Celia. Je ne suis pas resté longtemps à son concert (20 minutes) car je voulais voir autre chose mais demeurer devant la scène ne m'aurait pas gêné. Un set agréable et pop-folk aux accents parfois country, très rafraîchissant. Le bonhomme a l'air très sympathique et ses compositions passent très bien. Comme toujours, dommage qu'il n'ait pas eu plus de public mais à cette heure là un vendredi, il y'en a encore qui bossent (ou qui n'arrivent pas à l'heure).

Ce que je devais voir ensuite, c'est bien sur Cristal Palace à la Papamobile. Depuis que je les ai vus en première partie d'Adam Green (cf Adam Green au 106), je ne fais qu'en dire du bien. Du rock énergique plus orienté post punk, avec même une petite rythmique funky par moment. Le tout reste dans une ambiance assez dark avec un petit côté dissonant et noisy (pas autant que Sonic Youth ou My Bloody Valentine) qui rapproche parfois de certains groupes new-yorkais. Je n'avais pas remarqué la dernière fois l'importance de la basse, mais l'assise des morceaux se construit assez souvent sur une bonne ligne de basse. C'est ce qui m'a marqué sur ce concert car je ne l'avais pas entendu avant, mais les autres membres du groupe sont aussi excellent, dont la frontwoman à la voix qui ressemble un peu à celle de Siouxsie (cf le premier album de Siouxsee & The Banshees "The Scream" par exemple). Comme je le disais déjà il y a quelques mois, j'espère qu'ils vont percer et jouer sur la grande scène une autre année au festival, car ils auraient bien été meilleurs que d'autres groupes affreux que l'on a pu entendre. A ce que j'ai vu, une date le 26 septembre à l'Abordage, c'est déjà pas mal et il faudra y être.

Après ce bon moment, il fallait se dépêcher pour être à la scène B. C'était le tour de Java, groupe de rap-musette (un genre assez peu représenté) qui a accompagné mes années de fac. Pour définir le style, rien de mieux que le titre de leur hymne "Sexe, accordéon et alcool" qui ouvrait le premier album et qu'ils ont présenté ici en version longue pour conclure. Sur scène, quatre gars à l'énergie débordante, un chanteur (ou plutôt MC), R-Wan avec une chemise à carreaux (on en voit peu), un bassiste, Pépouseman,  à la crête punk et au costume à culotte courte comme Angus Young, un accordéoniste au canotier, Fixi, dont les doigts galopent sur son piano du pauvre et un batteur qui se défoule efficacement sur ses futs au fond. Leur musique est un savant mélange entre constituantes de la musique et rythmiques hip-hop, les textes étant bien souvent humoristiques ou caustiques avec un petit côté engagé ("Ta Gueule"). Je ne me souviens plus de la tracklist, mais je trouve quand même que certains titres manquent à l'appel. C'est le coeur qui parle, mais un petit "Dieu" a manqué. C'est sur que le petit passage ou le groupe danse la java, la vraie cette fois, avec une partie du public sur scène et l'autre dans la fosse, est bien sympathique, mais il pourrait être écourté au profit d'un ou deux autres morceaux. De plus, les dernières compositions m'ont moins convaincu, mais c'est peut-être parce que je les connaissais bien.  C'était à voir quand même rien que pour l'énergie et pour l'originalité du style. A noter que Java est le seul groupe ayant fait bouger le public aussi tôt depuis que je vais au festival.

Changement de scène pour voir le groupe suivant : les Naïve New Beaters. Alors là, comment dire...en essayant de rester un brin mesuré... Parlons de la musique d'abord : assez bon, ça groove et ça "beate" bien même si sur le fond c'est quand même un peu répétitif. Ils ont un gros succès et surfent sur le buzz engendré par leur participation à une publicité et par de bonnes critiques dans la presse musicale. Mais bon, je ne sais pas si c'est de la dérision, si c'est fait exprès ou pas, mais le faux accent américain mal imité quand le chanteur (qui se fait appeler David Boring, ce qui veut dire ennuyeux, un nom prédestiné qui fait penser à une image volontaire du coup) fait ses speechs, ça va 2 minutes et après on se lasse (comme l'abréviation de nom du groupe par exemple N.N.B.S., j'ai mis du temps à comprendre, j'étais subjugué). Et puis les tenues... Y'aurait-il besoin de tout ça pour se faire connaître ? En tout cas, si vous devez ne retenir qu'une chose, c'est quand même de la bonne musique alors essayez de mettre cette image de côté (certains aiment surement leur numéro, je suis quand même un gars super braqué alors...). De toute façon je reviendrai sur leur prestation à Budapest dans quelques temps, j'essaierai de me concentrer sur leur musique cette fois-ci.

L'heure du repas approchant, nous sommes ensuite allés nous poser dans l'herbe, mes compagnons de festival et moi, pour aller déguster un succulent sandwich à la raclette devant Alela Diane. J'avais entendu le plus grand bien de la dame et ses disques sont acclamés. Elle a des qualités vocales et musicales indéniables, allez faire un tour sur sa page Myspace en cliquant sur son nom pour vous rendre compte. Mais plusieurs choses. Tout d'abord, c'est le genre d'artistes qu'il doit être bon de voir soit en intérieur dans une salle aux places assises, soit autour d'un bon feu de camp en forêt si on a la chance de la connaître. Une scène de festival en extérieur ne se prête pas trop à ce genre de musique. Ensuite, j'ai trouvé le concert du soir un peu sans relief, avec des chansons un peu toujours identiques. Je n'ai pas réussi à être captivé par la musique folk voire country d'Alela et son groupe, et j'en suis désolé. Par contre, je signerais volontiers pour la revoir sur scène dans les conditions décrites plus haut, et j'achèterai peut-être un de ses disques si un jour je peux les trouver à des prix un peu moins prohibitifs (il faut compter 20 euros pour le moment...).

Ce moment bucolique passé, dirigeons nous vers Deerhoof. Coucou à ceux que j'ai rencontrés pendant le concert s'il lisent ses lignes, Aurél, Loulou, Anaïs et David et à ceux qui les accompagnaient et que je ne connaissaient pas. Comme le disait Aurélien à propos du concert de Deerhoof : "C'est de la merde, hein ?".  J'ai essayé un moment de me dire avec mon esprit de contradiction qu'il y avait quand même des bonnes choses, mais j'ai eu du mal à rentrer dans le trip de ce groupe expérimental. C'est vraiment trop alambiqué pour de la scène. Et il faut aimer une chanteuse, Satomi Matsuzaki,  qui fait plus d'onomatopées et de cris d'animaux que de chant sur paroles. L'expérimental comme ça, peut-être que ça passe sur disque mais sur scène c'est difficile. Un concert que je n'ai pas trop aimé donc, et pourtant d'habitude je suis très ouvert.

"C'est quand qu'elle arrive Olivia ???" me glisse J.M. surexcité à l'idée de voir la petite chanteuse rescapée de l'émission poubelle de TF1. Bientôt mon cher, bientôt ! Garde ton calme et allons écouler quelques décilitres de bière supplémentaires (pour le vendredi, c'est toi qui a gagné).

Autant Deerhoof m'a plutôt laissé de marbre (j'ai quand même essayé de bouger le petit doigt), autant les Thermals
m'ont clairement convaincu, et pas seulement  grâce à Kathy sa bassiste super mignonne. Ce power trio vient de Portland dans l'Oregon et sert un rock direct plein d'énergie. Des chansons taillées pour la radio et dans le tas quelques hymnes faciles à scander pour le public (à bases de oh-hé-ho). Par certains aspects, il y'a un petit côté Strokes ou Blood Red Shoes, mais ils ont le petit plus d'énergie qu'il manque aux New-yorkais (quoique sur scène je ne sais pas) et ils sont un peu moins bourrins que le duo de Brighton. Ils sont contents d'être là et font passer leur énergie positive au public, celui-ci le leur rend bien. Hutch Harris, le chanteur-guitariste, joue son rôle très bien même s'il n'est pas le plus charismatique des frontmans que j'ai pu voir. A noter que les Thermals étaient le seul groupe à vocation plutôt pop-rock cette année (plu rock que pop quand même), je veux dire du rock binaire bien carré avec guitare-basse-batterie.


Après cette déferlante rock (pas encore la plus grande de cette édition), voici Olivia Ruiz. Doucement Jimmy, non, ne te jette pas sur la scène !!!!! Bon Ok, ce n'est pas vrai, il est resté calme avec une lueur dans le regard.
J'avais bien apprécié le deuxième album d'Olivia Ruiz, "La Femme chocolat" qui est le seul que je connaisse même si le matraquage radiophonique et télévisuel commence à être sérieusement gonflant. Du genre à vous dégoûter d'un artiste. C'est  en partie pour ça que je n'écoute plus de musique à la radio...
J'ai été un peu déçu par ce concert. La musique est loin d'être mauvaise, elle est même bonne. Les musiciens jouent carré et Olivia chante très bien en donnant toute l'énergie qu'elle a. Mais bon, il m'a manqué un petit quelque chose pour vraiment être bluffé. J'ai eu l'impression que le groupe voulait donner quelque chose de vraiment rock sans vraiment y parvenir. J'ai ressenti un peu la même chose quand j'ai vu Cali il ya deux ou trois ans, on voit bien que les musiciens sur scène donnent tout ce qu'ils ont, mais ça ne me touche pas, et je n'y peux rien. Un bon concert donc mais quelque chose qui ne me convient surement pas. Tout le répertoire est là avec plein de chansons qui sont toutes devenues des tubes ("La femme chocolat", "J'traîne des pieds", "Goûtez-moi", "Elle panique") et des arrangements qui font parfois penser à Dionysos et à leur album "La Mécanique du coeur", j'aurais cru entendre un remake du rap avec Emilie Loizeau. Allez j'avoue, monter sur une balançoire à une telle hauteur pour finir le concert je n'aurais même pas osé...

La chanson française passée, voici Fishbone. Un truc de fou dans lequel je n'ai pas eu trop le temps de suivre la musique tellement ça bougeait, dès le premier morceau il y avait déjà un musicien en train de slammer. Trois ou quatre ont dû se prêter à l'exercice, ce qui est assez rare.  Pour résumer, d'après ce que j'ai compris, les Fishbone sont un peu les créateurs du style fusion et ont commencé à peu près en même temps que les Red Hot Chili Peppers. Ces derniers au début ne faisaient pas encore d'albums pop formatés pour la radio comme aujourd'hui. La seule différence, c'est que les Fishbone sont restés confidentiels pendant que les Red Hot ont connu le succès mondial. Finalement une musique très diverse avec des influences aussi bien dans le metal que dans le reggae/ska ou le funk, avec des musiciens très bons qui se donnent à fond. Ca groove un max, les vétérans assurent et des concerts comme ça, on pourrait en reprendre une dose tous les jours.

Dernier groupe de la soirée avant les sets de DJ, Ghinzu était déjà passé il y a quelques années à Evreux. La prestation des belges avait alors été peu convaincante, surtout à cause du son déplorable que l'on avait pu entendre avec des basses beaucoup trop fortes. Problème résolu pour ce nouveau live avec ce concert qui est l'un des meilleurs de l'édition 2009. Du rock pur et dur avec des morceaux parfois un peu plus longs et expérimentaux, un chanteur qui assure le show jusqu'à monter sur son clavier (j'oserais pas tester la solidité du stand perso). Difficile de vous faire un topo sur le répertoire car je ne connais pas le groupe, mais les quelques tubes qu'ils comptent à leur palmarès étaient bien là dont "Do You Read Me". Leur hommage à Michael Jackson, une reprise de "Beat It " était par contre complètement foirée, mais reprendre ça rapidement sans répéter est un exercice ardu.

Pour finir le vendredi, deux sets de DJ étaients prévus. Le premier, celui de Missill était très réussi. D'abord parce qu'elle sait faire monter la pression jusqu'à l'explosion de beats et de basses, ensuite parce qu'elle glisse de temps à autres des samples de morceaux archi connus comme "Killing In The Name " de Rage Against the machine. Ponctués de "Du bruit ! " hurlé dans le micro et d'une attitude très énergique avec un look de diablotine, un bon moment où l'on aura pu sauter comme des dingues jusqu'au mal de dos chronique en balançant le bras en avant.

Finalement, le set de Nil Hartman était composé de ses propres compositions. Tout seul avec son iBook, sa musique n'était pas mauvaise, loin de là mais elle était beaucoup moins enthousiasmante que celle de Missill, et en étant un brin fatiguén il était difficile de suivre et de résister à la tentation d'aller se coucher.

Voici pour la première journée, désolé pour les artistes délaissés et à bientôt pour la suite !

P.S. : je vais ajouter des photos mais pour l'instant pas le temps, je dois partir à Budapest !
Par Satierix - Publié dans : Live
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Ma Playlist du moment

Sonic Youth - Crystal Castles - Ten Years After - AC/DC - The Ting Tings - Killing Joke

N'hésitez pas à laisser des commentaires sur le blog (ça fait partie du principe du blog d'ailleurs) ! Restez polis tout de même, je suis contre la censure mais bon...

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés