Mercredi 19 novembre 2008
3
19
/11
/Nov
/2008
10:46
Evènement en ce 8 novembre, car Adam Green c'est quand même quelque chose, pour l'avoir vu en Hongrie auparavant je pouvais le
dire.
Je ne savais pas à quoi m'attendre en terme de salle, le 106 étant un hangar, qu'en était-il de sa restauration ? Et bien elle n'est pas encore terminée, et c'est donc sous deux (petits)
chapiteaux que se tiennent pour l'instant les concerts.
Qui dit chapiteau dit normalement ambiance, et surtout quand il y a aussi peu de monde dans un espace restreint. Apparemment cette configuration n'a pas suffi car le public était assez endormi
(c'est du moins ce qu'il m'a semblé en me retournant vu de la "fosse") malgré la qualité de la musique proposée. Vraiment dommage, mais c'est une constante dans les concerts français, pas une
généralité cependant (Dionysos à l'Exo par exemple, ça bougeait vraiment bien).
La première chose que je retiendrai de cette soirée, c'est la première première partie : Cristal Palace. Ce groupe rouennais que l'on sent
avoir de nombreuses influences dans l'histoire du rock sert une musique efficace dans le prolongement des plus grand (les Stooges par exemple, Sonic Youth peut-être un peu et bien d'autres) avec
sa formation qui respecte presque la pârité, deux filles (chant et basse) et trois mecs (2 guitares et une batterie). Le tout est très solide, pas d'erreur rythmique grossière comme chez certains
autres groupes qui débutent et une musique entraînante malgré son côté un peu lancinant par moments. Ils ont eu quand même droit à de belles salves d'applaudissements et à un rappel (non prévu
apparemment). A suivre, certains producteurs seraient bien inspirés d'aller voir du côté de ce groupe, mais est-ce que c'est ce type de musique que demande le peuple ? (la problèmatique du monde
du disque...)
La deuxième première partie (ça fait redondant mais bon), je ne l'ai vu qu'un petit instant car mon frangin ne voulait pas perdre sa place pour Adam Green (on n'aurait eu aucun mal à la récupérer
pourtant). Apparemment c'était un gars, Scott H.Biram, qui faisait tout tout seul et qui fait de la musique un peu dans le genre Bayou Blues
(comme Creedence Clearwater Revival en moins électrique), voir country très énergique. Je suis en train de réécouter un peu sa voix sur son Myspace, on dirait un peu Captain Beefhart pour ceux
qui connaissent. Ca devait être bien, et il doit être quelqu'un qui fait bouger même s'il est seul. J'aurais dû rester pour le voir, mais tant pis.
Enfin, l'arrivée d'Adam Green sur scène. On l'aura attendu l'énergumènre, depuis le temps que les places étaient achetés. Tenue du soir, une magnifique et assez horrible petite veste d'une
matière non identifiée, peut-être du cuir. Dès le début, le crooner destroy semble un peu déchiré, mais cela ne l'empêche pas de chanter juste. Et il n'y a pas que lui, le clavier était à la
limite de tomber dans les vaps, à se demander s'il ne venait pas de se réveiller d'un long sommeil de plusieurs jours tellement il était au radar. Mais bon, pour lui aussi, les doigts
répondaient.
Un enseignement de ce concert : la barrière de la langue. Pour aller à un concert de ce garnement, il faut mieux parler l'anglais et comprendre son accent horrible qui est encore pire quand il
est bourré (ou plus). Et pour parler il parle beaucoup, que ce soit pour dire des ineptie ou pour parler de choses plus sérieuses qu'il tourne en dérision. Ses sujets favoris, le public français
(par forcément pour le flatter j'ai l'impression), Barack Obama, la reprise faite par Doré et Carla Bruni à Taratata d'"Anyone Else But You" (des Moldy Peaches, premier groupe d'Adam) sur le
plateau de Nagui (il la trouve bof), le temps frisquet, l'hydratation des spectateurs, etc etc...
En dehors de ça, la musique est excellente, soit en solo avec sa guitare acoustique, soit avec son groupe et ses choristes. Une bonne platée de hits y passent, de "Jessica" à "Bluebirds" en
passant par "Gemstones" et "Morning After Midnight", "Dance With Me" ou encore l'ultra énergique "Baby's Gonna Die Tonight".
Si quelqu'un dispose de la tracklist complète, c'est à dire les trois ou quatre qui ont récupéré les feuilles à la fin ou des acharnés qui auraient tout mémorisé ou noté, je la veux bien
merci.
Après un "stage diving" silencieux assez hallucinant et deux ou trois rappels plus ou moins longs, c'était déjà la fin du concert et on en aurait bien voulu une autre dose. Par rapport à Sziget,
ça paraissait quand même assez court, une heure et demi peut-être, et ce même si les chansons sont courtes. Et le public n'a pas attendu que les mecs de la technique viennent démonter pour s'en
aller, peut-être qu'un rappel supplémentaire aurait pu voir le jour si les applaudissements avaient été plus insistants...
En espérant revoir ce monsieur très bientôt sur scène, par exemple à l'Abordage d'Evreux...
A bientôt !
Prochain concert : les Ogres de Barback au 106 aussi, c'est ce soir, le mercredi 19. L'ambiance devrait être chaude, surtout que les Ogres ont l'habitude des chapiteaux.
Voir l'article de Sziget avec le concert d'Adam Green.
Par Satierix
-
Publié dans : Live
1